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En ce qui concerne le temps

Le temps est simplement la perception de l’organisation et de la désorganisation. Ce sont ces deux pôles qui forment une dualité, tout grandit et pourrit dans le monde.

La perception du temps change en fonction de l’état de conscience, car la conscience est plus ou moins en mesure de percevoir les changements qu’elle produit dans la création.

Dans le travail intense, la conscience fait mûrir plus vite le mental, donc le temps semble s’allonger, parce que plus de choses sont organisés par rapport au monde.

Le temps est toujours mesuré comme une suite d’évènements par rapport à une autre suite d’évènements (comme le rythme cardiaque par rapport aux oscillations d’un quartz par exemple).

C’est pour cela que si la conscience travaille intensément, elle a l’impression que le temps ne passe pas au même rythme. Elle réorganise le mental qui la relie au monde qui n’est qu’un mental collectif plus ou moins vite par rapport à celui-ci.

Le repos parfait retire tout activité de désorganisation ou organisation et fait perdre la notion du temps. Si le mental décante et s’immobilise un seul instant par rapport au monde, la conscience a une perception d’éternité. C’est ce qui arrive pendant le sommeil très profond durant lequel la conscience se retire du monde. Le sommeil est plus proche de l’état «originel» que l’état de la journée. C’est un état supérieur.

Il faut du temps de repos parce que la sur-identification de la conscience à l’individualité désorganise le mental et le corps. L’ego qui est la friction entre les différents niveaux de conscience et de mental s’autodétruit avec le temps.

Le temps est collectif parce que le mental l’est. Le temps passe donc quoi que la conscience fasse tant qu’elle est liée au monde par son espace individuel dans le mental. Ce qui change est le rythme relatif de l’un par rapport à l’autre.

Les temps peuvent s’écouler très différemment d’un niveau de création à l’autre. La création n’est qu’imagination. Un rêve individuel peut durer des mois durant une nuit.

Dieu rêve des mondes. Tout ce qui est dans les mondes est Dieu individualisé pour parfaire le rêve. C’est le fait que Dieu est unique qui crée un temps collectif unique.

Moins la conscience s’identifie au monde, plus elle voit les choses à l’avance. Elle redevient elle-même donc l’essence des choses et perçoit l’organisation/désorganisation mieux.

Le temps devient un concept flou, on sait à l’avance, des années parfois, ce qui adviendra.

Le paresseux a un problème avec le temps parce que son ego pense être au-dessus des tâches à accomplir, il gêne l’organisation/désorganisation, le monde le pousse et finalement le ruine.

Dans la libération spirituelle, on est travailleur, mais le travail est de moins en moins un effort parce que l’ego s’efface. Comme la conscience réorganise son mental individuel, il n’y plus de conflit avec le mental collectif donc avec le monde. On accomplit beaucoup, très vite parce que tout fonctionne à l’unisson. L’effort vient de la friction interne seulement.

L’auto-discipline est la clé indispensable de départ, car il faut identifier ce qui gêne d’abord, le faire sortir de l’inconscient. Il y avait un temps de souffrance à cause de la confusion, il y a un temps de discipline puis on va au-delà de la discipline une fois que les conflits intérieurs sont terminés.

À la fin, on sait ce qu’on doit faire, on est inspiré, on ne s’inquiète plus du temps.

L’impatience est issue de la conscience qui pense être limitée, c’est l’ego qui croit à ses limitations et qui se sent en danger, rendant difficile ce qui ne devait pas l’être.

Le temps de souffrance dans la création est obligatoire car le monde est la partie de Dieu qui s’est identifié à la limitation. La souffrance s’arrête quand il n’y a plus de limitation.

Comme tout et tout le monde est Dieu, tout le monde est mis face à ses actes. Il y a un temps donné pour apprendre et comprendre car les individualisations de Dieu ont été dans la limitation pendant longtemps. il peut y avoir intervention directe dans le cas où le conflit perdure après compréhension, en cas de mauvaise foi. C’est vécu comme une sanction pour l’ego mais comme une libération pour la conscience. C’est Dieu qui se soigne lui-même, qui soigne les projections de lui-même. C’est pour cela que la justice divine peut sembler lente tout en étant implacable.

Il ne faut pas limiter Dieu à la partie de Dieu qui reste hors-temps, qui est l’alpha et l’oméga, le début et la fin. Il y a une partie de Dieu qui rêve et la partie qui incarne le rêve, qui relie le début et la fin. La partie de Dieu qui rêve répond à celle qui incarne le rêve, celle qui l’appelle. C’est pour cela qu’il est naturel de demander à Dieu, de prier, de travailler avec. Cette synergie devient permanente, au point que l’on laisse Dieu créer à travers soi, il rêve à travers nous, donc l’individualité et l’effort s’effacent.

Les choses se font toujours en temps et en heure car ce sont les choses qui font le temps et l’heure. Mais l’impression que les choses se font en temps en heure n’est naturelle que lorsqu’on a ni l’orgueil de s’opposer à Dieu qui agit à travers tout et surtout soi, ni l’orgueil de penser faire les choses soi-même. La notion de soi s’efface pour laisser les choses se faire.

Tout est question d’identification, donc l’impression d’être individuel est temporaire et a besoin du temps. On peut choisir de reprendre le point de vue de Dieu et s’identifier seulement à cette source de l’être, auquel cas la notion de temps disparaît.

Pour Dieu, le temps est aussi manipulable que l’imagination.

Les individus manipulent le temps, dans une certaine mesure, par lassitude ou excitation, i’anti-désir du temps ou le désir du temps. Le temps qui plaît passe vite parce que la conscience s’identifie et se limite à ce qui se passe, le temps qui déplaît passe lentement parce que la conscience essaie de freiner ce qui s’y passe et y parvient dans une certaine mesure, elle gêne l’organisation, les évènements, le progrès.

Dans le lâcher-prise total, tout est agréable parce qu’il n’y a ni excitation, gourmandise qui empêche de réellement profiter, ni lassitude ou rejet. C’est le seul moyen de profiter de ce qui est donné. C’est avoir une sensation d’éternité en permanence, tout est une question de détail, tout peut être pris comme une image qui reste statique ou à l’opposé une suite d’image en mouvement. Tout se déroule parfaitement et le temps n’est pas une pression.

Que Dieu soit l’alpha et l’oméga ne signifie pas qu’il y ait une fin (ni même un début) pour la Création. Créer est toujours transitoire, impermanent. Il faut voir cela comme une bulle qui grandit. Dieu en revanche a une composante qui est toujours permanente, stable. Il faut voir cela comme un état, c’est notre état originel et l’état auquel il est intéressant de revenir tout en regardant la Création. La Création est insupportable si on s’y identifie, en revanche, elle est agréable lorsqu’on se rappelle ce qu’on est. C’est l’intérêt de la Création, nous ramener à nous-même, la Création vient du fait que Dieu est conscient de lui-même et se rappelle ce qu’il est. Ce qui crée la notion de temps, c’est cette impression de redevenir ce qu’il est déjà. C’est ce contraste qui est intéressant.

Un verre d’eau boueuse

C’est comme avoir soif et n’avoir rempli qu’un verre d’eau boueuse par maladresse. Au début, on attend que l’eau repose pour enlever les saletés à la surface. Une fois qu’elles sont enlevées, c’est mieux mais on ne peut toujours pas boire. Il faut que l’eau repose encore pour enlever avec les doigts la boue qui tombe au fond. Il faut y aller doucement pour ne pas agiter trop l’eau et ralentir le travail. C’est fastidieux.

On désespère d’y arriver alors on demande de l’aide mais autrui qui tient son propre verre agite le nôtre pour voir ce qu’il contient et l’eau qui avait décanté se trouble à nouveau. Bientôt, on nie qu’on a soif et l’on voudrait oublier même que l’on porte le verre. Partout où l’on va on le tient avec soi, comme les autres. On est éclaboussé lorsque l’on ne s’y attend plus, quand on commençait à l’oublier. Et même un petit verre finit par peser lourd et l’on est bien obligés d’y revenir, par lassitude ou par la soif qui s’intensifie.

Souvent on rajoute de l’eau au verre, même claire, elle ne chasse pas pour autant la boue déjà présente. Alors on est obligé de laisser le verre décanter à nouveau puis tenter toutes les manipulations purifier l’eau.

Enfin l’eau est assez claire pour tolérer de la boire, et l’on se rend compte qu’elle n’étanche pas cette soif. Alors on jette l’eau assainie comme on a jeté la boue auparavant. Il ne sert à rien de garder le verre alors on le jette aussi. On a toujours soif mais on va allégé. On se rend compte que plein d’autres avant nous ont jeté le verre et que l’on croyait simplement avoir soif, la sensation s’évapore.

Bientôt, on revient prendre un verre pour montrer aux autres quoi faire du leur.

Le cadeau

Il y aura bientôt deux ans, mes guides ont fait en sorte de me faire remonter l’espace d’une vingtaine de minutes dans les plans supérieurs.

Au début, je méditais tranquillement. Je dois beaucoup méditer et me reposer parce que je me purge des fardeaux qui subsistent dans mon inconscient, de nombreuses vies antérieures notamment. C’est un processus très intense, pendant lequel je dois déconstruire tous les schémas, les croyances, les émotions positives ou négatives, les angoisses. C’est extrêmement drainant. Pendant la méditation, j’ai eu une sensation très intense de bouillonnement au niveau du plexus puis de la colonne vertébrale.

Au fur et à mesure que les minutes passaient, la sensation étaient de plus en plus intense et j’étais de plus en plus excité et ne tenait plus en place. En moins de dix minutes, je n’avais plus de sensations de mon corps. Et d’un seul coup, j’étais comme dans un immense silence. Je n’avais ni pensées, ni émotions. Et je n’avais plus aucune sensation physique comme la vue ou l’ouïe. J’étais dans un immense calme.

Quelques secondes ensuite, je sentais à nouveau tout par mes sens physiques mais je voyais aussi simultanément ailleurs, par les yeux d’autres corps dans lesquels je suis simultanément incarné et directement dans les plans supérieurs. Je pouvais voir mais sans entendre dans les autres corps ou plans. J’étais donc en train de piloter mon corps ici sur Terre comme d’habitude, mais seulement de voir par mes autres yeux dans d’autres mondes qui n’étaient pas humains.

Ensuite, la sensation s’est restreinte à un autre monde physique en particulier. Il y avait un être féminin face à moi dans cette autre incarnation qui s’est rendue compte que l’autre incarnation de moi n’était plus réellement elle-même puisque soudainement les deux points de vue avaient fusionné.

Mais le plus intéressant, et le plus instructif, était de remonter dans les plans supérieurs, là où il y a le temps, une géométrie, mais pas de matière, puis encore plus haut, là où il n’y a même plus de temps.

Je pouvais percevoir une multitude de consciences très avancées, dont certaines se sont libérées de la Terre il y a bien longtemps en nous laissant leurs enseignements avant de partir. C’était comme être dans une sorte d’explosion perpétuelle, Mon propre être pouvait s’interfacer avec n’importe laquelle de ces consciences, et elles s’interfaçaient avec moi. Il y avait une sorte de joie immense, qui grandissait très rapidement. Mais ma conscience n’était plus limitée comme actuellement, je ne pouvais pas être saturé. Tous ces êtres, dont certains me guidaient depuis longtemps, étaient dans un état de béatitude perpétuel et infiniment heureux de m’avoir tiré quelques instants vers le haut.

En une fraction de secondes, je recevais des milliers d’informations, avec une «finesse émotionnelle» infinie. Ils me faisaient comprendre, me rendre compte, de milliers de choses. Tout était plus clair d’un seul coup. D’un point de vue sensoriel, c’était comme voir à 360° des milliers de couleurs et de formes qui bougeaient très rapidement. C’était aussi comme être porté par de l’eau, emmené dans tous les sens, mais sans aucune violence. Il y avait aussi des sons très beaux, un peu comme des chants de baleine, mais sur des fréquences parfois plus hautes et parfois plus basses. C’était aussi comme voir des couleurs qu’on ne peut pas définir, comme voir au-delà du spectre que l’on voit en tant qu’humain sur Terre.

Tout était multicolore, vivant. Dans ces plans, tout aime tout. Personne n’a réellement de forme, mais tout être reconnaît tout être, car tout être est unique et les êtres peuvent avoir des relations qui leurs sont personnelles. Et tous les êtres communiquent entre eux avec une infinie précision. Et donc, ils me montraient pourquoi ils semblent invisibles dans notre monde, pourquoi ils semblent ne pas exister, pourquoi ils ne répondent pas directement. Mais pour vous expliquer pourquoi, je vais continuer dans le cheminement que j’ai fait avant de revenir en arrière.

Ensuite, ils m’ont montré qu’en fait ils sont peu nombreux à être à ce niveau-là et que la plupart des âmes sont incarnées dans des plans inférieurs, comme le plan physique, comme sur Terre. Et les âmes étaient comme toutes focalisées vers l’Univers physique et ses milliards de galaxies. Mais l’Univers physique est comme tout petit par rapport à ce que nous sommes réellement. C’est comme une sorte de petite poche grise peu lumineuse, au sein du collectif de consciences. C’est une sorte de petite simulation.

Les âmes sont des êtres infinies qui se focalisent en traversant des plans successifs jusqu’à l’Univers physique. C’est comme si un scientifique regarde à travers un microscope, si l’on suivait l’on partait de l’oeil pour descendre jusqu’au microbe, on traverserait une multitude de lentille. C’est la même chose d’un plan successif à l’autre.

Le «problème» est que le scientifique s’identifie au microbe et tente de vivre au travers.

Les âmes sont tellement focalisées sur leurs infiniments petits corps physiques qu’elles en oublient tout le reste et ne remontent même pas à travers tous les plans quand leurs corps physiques décèdent. Ce qui fait que les âmes libres peuvent s’interfacer et guider celles qui sont incarnées, mais ne peuvent pas les faire remonter car ce serait s’opposer au pouvoir de celles-ci.

Le fait est que chaque âme a tellement de force de création et de destruction que c’en est absurde au premier abord. Le moindre geste d’une âme pourrait détruire toute une galaxie d’un coup, ou la cloner, voire avoir sa propre copie de l’Univers physique entier. Mais notre nature première est celle de Dieu, ce qui fait que nous sommes extrêmement stables, infiniment aimants et les perturbations émotionnelles de nos esprits sur Terre ne remontent pas très haut et n’ont pas de conséquences catastrophiques.

Il fallait que nous nous incarnions pour avoir une connaissance directe des choses, une connaissance réelle basée sur l’expérience. Le cadeau de Dieu est que nous avons le pouvoir de créer et vivre parfaitement heureux au sein du collectif, mais il fallait l’incarnation et l’isolement que cela provoque pour que nous soyons face à nous-mêmes, que nous apprenions réellement. La promesse de Dieu est que nous serons un jour tous libérés à nouveau de ce cycle mais avec la connaissance qui nous permettra d’être réellement créateurs. C’est le sens de la promesse de la vie éternelle.

Pendant l’apprentissage, nous sommes tellement investis dans la vie dans les mondes inférieurs, que nous pensons même que c’est la seule vie, que nous mourrons avec nos corps. C’est tellement absurde. Il n’y a ni souffrance, ni mort pour l’âme. L’âme est un infini, pas un infini aussi grand de Dieu qui est l’infini de tous les infinis, mais on ne peut en venir à bout. L’âme renaît toujours, se restaure toujours, vivra toujours.

Étant donné le pouvoir des âmes, celles qui sont le plus avancées et libres supervisent celles qui sont avancées mais toujours dans des plans intermédiaires. La chose la plus importante à retenir est qu’ils ne croient, et ne prennent pas réellement au sérieux nos limitations. Donc par exemple, ils comprennent et ressentent nos souffrances mais ne voient que le divin en nous. Ils voient notre capacité à transformer toute situation. Ils ne peuvent pas nous transformer directement, alors ils nous font cheminer tranquillement car il faut que nous nous libérions nous-mêmes de nos limitations. Ainsi, ils nous rappellent à eux, vers Dieu, sans se laisser absorber par nos errements, notre désespoir et nos souffrances.

Il était obligatoire que nous instaurions nous-même des limitations pour vivre sur Terre, il nous fallait un mental, un ego, et s’y identifier au maximum pour souffrir avec eux. Mais ensuite, il faut faire le chemin inverse. Il reste un ego au sens d’une individualité mais nous ne nous définirons un jour plus comme des humains mais comme des consciences infinies. Pour les âmes libérées, il n’y a plus aucune souffrance, plus aucun problème ou obstacle. C’est la sensation que j’avais quand j’étais avec elles. On a pouvoir sur tout.

Pendant que j’étais dans cet état d’ailleurs, j’avais une multitude d’aptitude grâce à l’omniprésence et à l’omniscience de nos êtres. Par exemple, je pouvais lire clairement dans le mental des gens, voir à distance sans effort et faire des bilocations sur Terre. Tout était clair, léger, limpide. Je pouvais faire remonter dans des plans intermédiaires mes amis et leurs montrer leurs autres vies, simultanées ou antérieures, les faire observer leur propre mental. De la même manière, mais dans une moindre mesure, je pouvais offrir à d’autre l’élévation que l’on m’offrait. Les âmes libérées me montraient donc à quel point elles ne veulent pas nous conforter dans nos limitations, et donc pourquoi elles restent invisibles et n’apparaissent directement qu’à ceux qui sont assez sages pour ne pas profiter en mal de leurs interventions.

D’un point de vue sensoriel, c’était comme voir d’immenses colonnes de lumières toutes tournées vers le petit Univers physique et pouvoir descendre le long de chacune pour descendre et épouser chaque esprit. Dans les mondes supérieures, notre nature aimante prend le dessus, c’est d’ailleurs la seule qui reste ce qui fait que nous pouvons fondre sur une âme en particulier, ou une multitude d’âme et en ressentir tous les moindres angles. C’est comme devenir un autre être, pouvoir le comprendre infiniment, l’aimer infiniment, sans aucune limite. C’est notre propre être infini qui épouse et parcourt et un autre être infini. On en ressent une joie immense.

Les êtres les plus avancés nous connaissent parfaitement, et nous aiment infiniment, comme Dieu Lui-même. Et donc, ils conspirent à nous donner ce que nous voulons mais ne veulent pas que nous soyions davantage enfermés par leurs offrandes. Donc il faut que progressivement nous libérions nos esprits, pour qu’il n’y ait plus de conflits internes dus à nos peurs. Sinon, nous nous souffririons davantage en ayant ce que nous avons désiré, qu’en ne l’ayant pas. C’est pour cela que les choses s’améliorent pour les incarnés quand ils lâchent leurs peurs, leurs désirs et la souffrance qui va avec. Ces derniers ne sont que la partie visibles de l’iceberg. Il faut davantage se méfier de la souffrance intérieure qu’extérieure car la souffrance intérieure est toujours plus grave que la souffrance extérieure.

Par exemple, il vaut mieux qu’un humain soit pauvre, plutôt qu’il s’automutile avec la richesse qu’il croit ne pas mériter, quand bien Dieu Lui-même viendrait la lui donner. Dans la pauvreté, il a une chance de sortir des ses croyances et de pouvoir accéder sans danger à la richesse.

Les âmes avancées sont en quelque sorte désolées de nos souffrances, mais voient à quel point nous sommes capable de transformer un gramme de contrariété en tonnes de création aux cours de nos incarnations.

Ensuite, l’allégement a continué jusqu’à temps qu’il n’y ait plus ni forme ni couleur ni espace, ni temps… Les êtres avec qui j’étais m’ont laissé me libérer de leurs intéractions. Je passais d’une joie bouillonnante à une paix infinie. Tout devenait calme. Et là, la sensation de Dieu m’est revenue soudainement. J’étais comme entièrement en train de flotter dans Père-Mère. C’était une sensation de repos, de soulagement infini. Tout était parfaitement calme, silencieux, parfaitement. À chaque fois que ressortait une bribe de moi-même, une sorte de notion de désir, de volonté propre, d’individualité, je la laissais se dissoudre totalement. J’étais comme totalement en train de fondre dans les bras de Dieu. C’était comme lentement couler dans l’océan en s’endormant. Mais au lieu d’arriver à me dissoudre, c’était comme si je devenais tout et que je ressentais absolument tout et tout le monde. Néanmoins, la paix était maintenue, donc je n’étais pas troublé. J’étais totalement imperturbable.

À ce moment-là, ma conscience était réellement pure, non affectée par des pensées, des émotions ou quoi que ce soit. C’était au début comme si je me reposais et que je me dissolvais mais qu’ensuite j’étais simultanément actif et au repos. Il n’y avait plus aucun effort, plus aucune fatigue. C’était au-delà du bonheur d’être soi-même. C’était comme être tout, ne rien avoir, avoir tout, être rien et libre. C’était complètement indescriptible.

Il y avait une joie immense mais sans le moindre bouillonnement ou perturbation, il n’y avait plus aucune crainte, plus aucune souffrance, plus aucun manque. J’étais imperturbablement heureux. C’est la béatitude mais sans aucune saturation. Il est dur de vivre dans les plans inférieurs justement parce qu’on y perd la sensation de Dieu. C’est essentiel pour y croire que nous sommes limités, mais en remontant, on retrouve la sensation de Dieu et tous nos manques s’évaporent. C’est le bonheur ultime que nous recherchons tous, celui qui est dans notre nature première.

J’étais comme complètement au repos, totalement abandonné à Dieu et je sentais sa Conscience veiller avec une intelligence infinie sur tout, mais plus précisèment sur moi. C’était comme être entièrement entouré de Dieu qui anticipe tout pour pas que je puisse réellement me blesser ou me faire du mal moi-même. Tout était parfait. Tout était comme infiniment doux, savoureux, délicieux. C’était une sensation réellement infinie, je ne pouvais pas venir à bout de ma sensation, ma conscience s’étendait sans qu’il y ait réellement de direction ou d’espace ou de temps. C’était d’ailleurs au-delà de la perception, je n’avais plus rien qui ressemble à un corps, une forme, une image mentale, c’était «être» tout court, heureux, baigner dans la perfection.

Et là j’avais le message clair que Dieu est toujours là à veiller pour ne pas que l’on puisse réellement être piégés, coincés, ou blessés. Toutes les souffrances de mes vies antérieures n’étaient plus rien. L’information, leur souvenir étaient toujours disponible si je le voulais et ces vies m’avaient rendu réellement unique et j’en gardais les leçons mais il n’y avait plus aucun fardeau, plus aucun poids, plus de subconscient cachant tout ça.

Et quand ma conscience étaient pure comme ça, je me suis mis à faire le chemin inverse et donc je focalisais ma conscience sur quelque chose. Comme par exemple, je ne voulais pas être dans le noir alors je focalisais ma conscience sur l’idée de la lumière. Et là tout était lumière. C’est la base même de la conscience, c’est la base même de l’attraction. Si je voulais avoir une sensation, je pouvais l’avoir. Et donc je faisais en sorte d’avoir la sensation de faire la planche et de flotter. Et si je voulais du bruit de vent alors j’entendais du bruit de vent. Si je voulais ressentir un autre être, je pouvais aussi aller le suivre à nouveau.

C’était vraiment essentiel de vivre ça pour réaliser que ce qu’on appelle l’attraction est tout simplement le processus naturel de création de la conscience, qui attire dans son champ tout ce qu’elle décide d’y être, avoir ou simplement percevoir. Mais aussi qu’on ne peut pas réellement comprendre la Création comme un objet. La Création ne peut être comprise que lorsque nous nous rendons compte du Créateur que nous sommes.

Et j’alternais très longtemps entre l’activité et le calme, l’animation et le repos. Il n’y avait aucune notion du temps à part ma propre quantification du repos obtenu, c’était comme si j’avais passé une ou deux semaines dans la béatitude alors qu’il ne s’écoulait que quelques minutes sur Terre. Et à chaque fois que je commençais en quelque sorte à ressortir de Dieu pour revenir sur Terre, j’avais toujours la sensation de Dieu.

Puis doucement, on m’a remis sur les rails de l’incarnation et j’ai traversé les plans que j’avais traversé en montant. Mais cette fois-ci, je m’arrêtais davantage en route pour voir et analyser un peu plus de choses.

Au moment où je voyais les âmes incarnées, je voyais maintenant que les âmes sont tellement vastes qu’elles s’incarnent simultanément parfois sur une dizaine de mondes, parfois dans le même plan, parfois dans des plans parallèles. Parfois, dans nos vies quotidiennes, certains états inexplicables proviennent de nos expériences dans les autres incarnations. Vous pouvez avoir plus d’aplomb dans cette vie si vous obtenez un meilleur statut social dans une autre vie par exemple. Mais vous pouvez aussi être un guide spirituel, une sorte d’ange gardien sur un monde, et incarné dans les autres. Les permutations sont infinies.

Chaque personne est réellement infinie, omnipuissante, omnisciente, omniprésente. Quand les uns souffrent, les autres le ressentent sans pouvoir l’expliquer. Rien ni personne n’est réellement isolé. Autre exemple, les guerres dans un monde perturbent d’autres mondes qui interviennent pour l’apaiser. C’est comme cela que pendant nos guerres mondiales, il y avait énormément d’activité médiumnique, beaucoup de messages, beaucoup de miracles et de retournements inexplicables malgré le chaos.

Le fait de revenir dans mon corps physiquement seulement, que ma perspective se contracte était plutôt désagréable. J’étais comme de plus en plus coincé. C’était comme si tout redevenait carré, net. C’était comme quand on veut se réveiller mais qu’on reste coincé dans un rêve dont l’image s’impose. J’étais à nouveau ancré sur Terre. J’ai gardé certaines aptitudes et un sentiment de bonheur inégalable pendant quelques heures. J’avais aussi une grande forme physique, et je n’avais plus besoin de mes lunettes pendant des heures. J’étais ultra énergique. J’ai surtout eu un incontrôlable fou rire devant l’absurdité du monde humain.

Ensuite, je n’ai jamais réussi à monter à nouveau en méditant, parce que j’avais besoin de l’aide de mes guides pour le faire. Au contraire, je me suis mis à descendre très bas, parce qu’une multitude de traumatismes des vies antérieures se sont mis à remonter. Toutes les guerres, les trahisons, l’injustice, les maladies, la pauvreté, la solitude, la faim… On m’a fait remonter pour ne pas que je désespère durant le passage où je dois me libérer du passé. Mais il reste un message important qui m’a été donné pendant que j’étais avec les âmes libres, c’était que je pouvais un jour atteindre le même état de béatitude qu’elles si je continuais à dissoudre le fardeau que j’ai accumulé pendant mes vies. Le fait est que je suis tellement redescendu que j’ai du mal à obtenir des guérisons, des exorcismes ou d’autres dégagements, ou à voir comme avant. Mais bientôt je devrais enfin sortir de toute la confusion et redevenir parfaitement moi-même.

La conférence de la thérapeute essenienne

Par un coup du sort, j’étais à une conférence (en partie écoutée, devant partir assez vite).

C’était assez intéressant, c’était une femme qui parlait de son expérience et des soins qu’elle faisait. Elle parlait notamment sur un point important qu’elle appelait les «formes-pensées». Ces dernières étant des accumulations d’énergie à cause de traumatismes, qui orbitent dans l’aura. Elle expliquait qu’on pouvait faire des «guérisons esseniennes» pour s’en débarasser.

Bon, mises à part toutes les choses assez douceureuses type «on est tous des êtres de lumière» et «on est tout amour au fond», etc… C’était assez pertinent. Sauf que sa théorie n’étant pas complète et sa connaissance plus théorique qu’appliquée, eh bien les gens se sont vite mis à poser des questions auxquelles elle ne pouvait pas répondre :

  • «Quid de l’inceste ? Comment enlever le trauma ?»
  • «Mais je me sens malheureuse maintenant alors pourquoi serais-je heureuse au fond ?»
  • «Qu’en est-il des souvenirs des traumas, je dois m’en souvenir pourtant avec tout ce que ça implique ?»
  • «Est-ce que je dois me souvenir de la situation ayant causé le trauma pour l’enlever ?»

La femme était de plus en plus dépassée, et les auditeurs questionneurs assez frustrés. Elle a pourtant donné des clefs, comme l’instant présent par exemple. Mais, le manque d’expérience lui empêchait d’avoir les réponses exactes.

Donc je vais tenter d’éclairer ces points selon mon expérience personnelle. Je vais essayer d’expliquer beaucoup de choses différentes sous une forme de synthèse.

Premièrement, oubliez tous les termes comme «essenien» La seule chose qui importe est ce qui se passe en vous. Car ici, justement, ce qui est déterminé comme «vous», est bien délimité. C’est le monde ici, le monde physique, où les choses sont le plus délimitées. Elle le sont tellement bien en fait, que deux choses tout à fait opposées peuvent être très proches l’une de l’autre sans problème. Dans les autres plan d’existence, ce n’est pas possible, les choses se trient automatiquement, tout décante (Attraction).

Tous les méthodes ne sont que des méthodes, elles visent à créer un résultat en vous. C’est seulement le résultat en vous qui compte. Et qui a le plus de contrôle sur vous ? C’est vous. Tous les maîtres ont dit de chercher en soi. C’est pour une raison. Alors pourquoi cherchez-vous dans les livres ? les conférences ? les «enseignants» ? C’est la seule chose à retenir. Vous êtes ce qu’il y a de plus important, cherchez seulement en vous (je vais détailler plus bas).

Donc vous êtes bien délimités, il y a ce qui se passe en vous et ce qui se passe dehors. Et, il faut chercher en vous, donc il faut chercher seulement dans ce qui se passe dedans.

Mais comment chercher en soi quand c’est le charivari à l’intérieur ? Par quel bout prendre les choses ?

C’est simple, il faut se concentrer, méditer avec une seule question en tête car ce qui est pénible c’est le mental. Vous gardez le même mental d’une vie sur l’autre. Donc au cours des vies, l’ayant chargé de millions de pensées, vous maintenez en place des millions de divisions. Donc vous diffusez votre énergie dans ces millions de pensées. Mais ces pensées se regroupent aussi en branches selon les situations, volontées, émotions auxquelles elles sont rattachées.

Donc vous n’avez pas besoin d’enlever, d’annuler et de vous souvenir de ces pensées. En fait, au présent vous sentez consciemment celles qui sont le plus importantes, vous ne sentez pas les autres car elles restent dans l’inconscient. Elles remonteront ensuite.

Donc par exemple, vous pouvez absolument tout seul enlever la colère qui subsiste d’une trahison vécue il y a cinq siècles. Même si vous ne vous souvenez pas de la vie antérieure et des circonstances. Il subsiste toujours en vous les réactions. Et c’est pour ça donc, que vous réagissez intensément à certaines situations. En vous subsistent vos réactions au passé et à chaque fois que les circonstances se reproduisent, l’intensité remonte (au moins partiellement) dans le conscient.

Mais vice versa, les circonstances se produisent en boucle parce que vous portez en vous les pensées les attirant (Attraction). Donc, à terme, vous n’avez pas le choix, vous devez lâcher, dissoudre ces réactions. Comme ces pensées s’agglutinent entre elles, elles forment des structures dans vos corps subtils. Mais ça, ce n’est pas réellement intéressant, car c’est seulement un effet. Si vous avez chaud, vous transpirez, mais vous savez que ce n’est pas en enlevant la sueur que vous aurez moins chaud au contraire. Il est contre-productif de vouloir changer son énergie sans changer son mental.

Le mental est en effet le créateur des corps énergétiques (en partie) et du corps physique. Plus généralement, le monde physique est issu du plan mental. C’est comme ça que les guérisons miraculeuses se produisent. Exemple dans les évangiles : une femme se dit : «si je touche le manteau de Jésus, alors je serai guérie». Elle conditionne son mental. Ensuite, elle touche le manteau de Jésus. Son mental déduit qu’elle est guérie. Elle guérit. Jésus se retourne et dit à la femme que sa foi l’a guérie. Il ne lui dit pas qu’il l’a guérie, ou que sa foi en lui l’a guérie. C’est la foi qu’elle a atteint seule qui l’a guérie. La foi, c’est le conditionnement du mental. C’est l’orientation du mental dans une seule direction, au moins pendant un temps court, de manière à ce que l’énergie aille dans cette direction.

L’énergie va là où va l’attention. Pour être plus exact, la seule énergie qui existe est simplement l’animation due à l’attention de l’esprit. Tout est créé par l’esprit car tout est imaginé. Donc plus l’esprit donne son attention à une chose, plus elle est animée, plus elle veut devenir «réelle».

Fondamentalement, c’est constamment répété dans la Bible, mais qui est invisible sans assez d’expérience directe, qui est la seule véritable connaissance.

Hébreux 11:3
C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles.
Hébreux 11:3

Le monde est formé par la parole de Dieu, veut dire : Dieu imagine le monde (comme s’il en contait l’histoire). Le réel est défini par ce qui est imaginé par Dieu. Tout est interaction avec ce qu’a défini Dieu comme objets et règles de fonctionnement.

Ésaïe 40:26
Levez vos yeux en haut, et regardez! Qui a créé ces choses? Qui fait marcher en ordre leur armée? Il les appelle toutes par leur nom; Par son grand pouvoir et par sa force puissante, Il n’en est pas une qui fasse défaut.

Tout est contenu dans l’Esprit de Dieu.

Actes 17:24
Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans des temples faits de main d’homme;

L’absolu Créateur ne peut pas habiter dans le relatif qui est imaginé, comme vous ne logez pas dans les images que vous imaginez. À l’inverse comme l’a expliqué Jésus, Dieu est en vous. Vous émanez de Lui et détenez le même caractère absolu, il faut que vous soyez infinis pour être conscients. Ce qui est fini est inconscient. Ce qui est infini est conscient. (Mais c’est un autre sujet.) De la même manière, l’avancement spirituel ne peut pas se trouver dans le créé mais dans le créateur, en vous.

Tout le monde est omniprésent, omniscient, omnipotent. Si vous ne l’étiez pas, il n’y aurait pas de télépathie, pas de miracles, pas de télékinésie, pas de bilocation, pas de lévitation et tous les autres trucs que font certains d’entre nous… Mais vous êtes entravés, vous avez créés les limitations qui vous gênent maintenant pour expérimenter ce que vous ne pouviez pas expérimenter autrement. Ces limitations sont programmées dans le mental.

Donc, l’important pour vous libérer est de conditionner le mental. Le retourner contre lui-même. Penser à une seule chose, une seule question durant la méditation est la solution, car l’attention devenant plus forte, le mental rejette tout le reste à l’arrière-plan. Et tout cède au mental conditionné, la foi déplace les montagnes. Le mental conditionné est calme, Lao-Tseu disait que l’univers entier cède à un esprit calme.

Conditionner le mental n’est pas réduire la personnalité ou étouffer l’être. Au contraire, le véritable être n’est pas dans le mental mais l’âme. En conséquence, alléger le mental ne réduit pas l’âme mais la laisse s’exprimer davantage.

Pour continuer dans la pratique, quand vous méditez, utilisez une question comme : «pourquoi suis-je en colère ?» et répétez-la mentalement jusqu’à temps qu’une réponse claire vienne. Mais ne laissez pas le mental raisonner, coupez-le à nouveau avec la question, jusqu’à temps qu’il ne reste que la question, autant de temps qu’il faut pour avoir la réponse. Souvent, vous obtiendrez une réponse comme «parce qu’on m’a volé(e)». Et si vous creusez, vous pourrez voir qu’on vous a volé votre cheval. Cela n’a aucun sens si vous n’avez jamais possédé de cheval, n’est-ce pas ? Pourtant, on vous a sans doute volé votre cheval, il y a 3500 ans. Et c’est toujours dans votre mental, qui essaie de résoudre le problème qu’il voit.

Dans les faits, la guérison débute souvent par l’enfance. Mais très vite, et selon l’ampleur du traumatisme, les choses de vies passées, de vies parallèles (incarnations simultanées sur d’autres mondes) et du temps entre les vies peuvent remonter.

En général, les traumatismes comportent du viol, inceste, famine, guerre, adultère, honte, pauvreté, débauche/dépravation, maladies, torture, trahison, duels, meurtre, exécution, emprisonnement, avidité, … Vous verrez qu’à chaque fois que vous retirerez un trauma, une grande partie de votre caractère actuel, de votre personnalité s’expliquera d’elle-même.

Pour lâcher prise réellement, le mieux est de vous concentrer sur les volontés qui subsistent, regardez en vous si vous cherchez à vous venger, à vous mettre en sécurité, à contrôler quelque chose dans le passé, à revivre quelque chose. C’est ce qui arrive aux fantômes, c’est pour ça qu’ils ne décollent pas de l’endroit où ils sont, leur mental les y maintient.

Quand vous avez identifié l’élan, la réaction qui subsiste, il suffit de ne plus chercher à la mettre en oeuvre, y réagir, la supprimer. Il ne faut plus chercher à rien y faire, c’est comme lâcher un objet. C’est ça la clef, on ne cherche pas à faire quoi que ce soit avec. Donner de l’attention c’est maintenir voire renforcer. Donc, il faut retirer son attention pour que la chose se dissolve. C’est le but de méthodes comme la méthode Sedona, Lefkoe, etc…

Toutes les choses négatives cherchent à se dissoudre d’elles-mêmes de toute façon, c’est nous qui les retenons en cherchant à en faire quelque chose depuis notre mental. Or, c’est ridicule puisque c’est dans le passé. C’est là où l’instant présent peut être utile pour dissoudre. À l’inverse, c’est là où est l’erreur aussi, vouloir supprimer le trauma qui ressurgit, ou le traiter, c’est chercher à interagir avec, donc le maintenir par son attention. Il faut d’ailleurs plus d’attention pour refouler que pour essayer de traiter.

Qui est le créateur du mental ? L’âme, le réel vous.

L’âme est inaltérable, elle peut être engluée sur une situation au travers du mental cependant. Elle y rajoute une intensité énorme, elle envoie encore plus d’attention dans le mental. Quand on relâche un traumatisme, alors l’âme est plus libre. L’âme s’entrave en retournant son omnipotence contre elle. Il faut faire le mouvement inverse. L’âme est toujours heureuse.

Je ne suis remonté dans les plans supérieurs qu’une seule fois. C’était l’année dernière. Je raconterai un jour, pour remettre en perspective une multitude de choses. Mais en une seule fois, j’ai vu à quel point notre état naturel est un état de joie sereine perpétuelle, et aussi à quel point les choses sont en réalité simples et bien faites. Et je sais qu’au fur et à mesure que l’on relâche le mental superflu, alors on est naturellement heureux. C’est pour ça que les maîtres ont tous expliqué qu’on est parfaitement heureux au fond. C’est toutefois inaccessible pour l’instant à la plupart d’entre nous.

Néanmoins, au fur et à mesure, on peut se libérer de plus en plus vite. Et tout ce qui nous semblait envahissant devient de moins en moins lourd. Et cela reste comme une pure information, mais sans émotions douloureuses. Il reste une sagesse, on ressent de l’empathie car on voit à quel point il est facile d’être captif des traumatismes par exemple.

Il y aurait bien d’autres choses à dire sur tout ça… mais la clé est nécessairement dans votre aptitude à chercher ce que vous êtes réellement.