Archives mensuelles : août 2015

Désirer-Décider plutôt que Désirer-Souffrir

Je vais me remettre à écrire sur le blog. Cependant, comme j’écris davantage sur des choses qui sont derrière le mental, ce que j’écris peut sembler plus désordonné puisque ce n’est pas directement expérimenté par le mental. Mais si vous utilisez le mental pour défaire le mental, alors vous remontez directement vers les plans de conscience supérieurs, pour voir ce qu’il y a derrière le mental.

Il y a deux manières de désirer. Comme on confond les deux, il est difficile de comprendre ce dont parlent les «maîtres». Certains disent qu’il ne faut pas avoir de désirs, d’autres qu’ils ne faut pas souffrir pour pouvoir créer du positif. Certains disent qu’on peut être sans désir et d’autres qu’on ne peut pas être sans désirs.

Tout cela est vrai, parce que tous n’emploient pas le même sens pour le mot désir. En fait, à l’origine, nous sommes tous parfaitement complets, parfaits. Nous résidons dans le Divin, parfaitement heureux. Donc il n’y a pas de désir au sens où on l’entend, c’est-à-dire au sens d’un manque à combler.

Cependant, quand la Création suit son cours, nous avons tendance à devenir hypnotisés. Et plutôt que de simplement créer au fur et à mesure, nous considérons comme vrai que nous sommes limités, que nous avons des manques alors nous souffrons de la compression qui en résulte. Nous comprimons l’infini de l’âme dans l’expérience terrestre. Et alors le désir n’est plus une décision dans la Création mais une souffrance, un problème qu’il faut résoudre.

Alors le mental s’active pour combler le désir et quand le désir est rassasié, il y a un sentiment de paix qui vient du fait que le mental s’apaise et que la perspective «je suis complète» de l’âme est temporairement reprise. Mais ensuite, comme la conception de l’expérience n’a pas changé, un nouveau manque est supposé et la souffrance redémarre, le mental redevient prédominant et obsède. C’est un cycle infernal de compulsions.

Mais si nous lâchons la douleur du désir alors nous remontons immédiatement. Nous sortons la tête de l’eau. Et le désir n’est plus qu’une décision et n’est pas un inconfort, une souffrance interminable. Les désirs-souffrance sont une agonie mais les désirs-décisions nous font accéder à la joie de créer. C’est une joie profonde parce qu’elle est directement en écho avec notre nature. Cependant, la clef est effectivement dans le fait que nous n’avons pas de besoins, donc pas de besoin de créer pour être. C’est «être» qui est important.

C’est là que les enseignements se rejoignent. Vous ne pouvez pas être sans désirs car le fait de regarder la Création déclenche des désirs. Mais il faut lâcher le désir-souffrance pour désirer-décider et donc créer. Désirer-souffrir est contradictoire avec le fait d’être, d’avoir, de faire. Quand nous désirons-décidons alors nous sommes libres et la vie est un rêve que nous modifions progressivement.

Les choses sont comme plus lointaines parce que nous avons la perspective de l’âme. Manifester ses pensées devient incroyablement facile et rapide. Notamment parce que le temps devient un processus agréable au lieu d’être une cause d’impatience et donc de souffrance. Cela devient tellement facile que ça en semble absurde au début.

Simultanément, vous pouvez être sans désir mais à ce moment-là vous vous reposez purement dans l’être, sans aucune création. C’est ce qui se produit dans le sommeil sans rêves. Il n’y a plus de Création, elle nous a trop fait souffrir durant la journée alors nous nous réfugions dans l’Être pur, sans création. Et là, le mental est en stase, parfaitement inactif et nous sommes libérés du tourbillon incessant des pensées.

En comparaison, le désir-souffrance nous implique à fond dans la Création, qui devient création à petit niveau. Cela nous fait faire des efforts, qui sont fatigants. Le désir-décision nous libère en nous permettant de ne pas nous identifier à la situation actuelle. Et là, nous sommes libres de faire tout le travail qu’il faut mais sans souffrir. Nous sommes bien plus efficaces.