Archives mensuelles : septembre 2016

La conférence de la thérapeute essenienne

Par un coup du sort, j’étais à une conférence (en partie écoutée, devant partir assez vite).

C’était assez intéressant, c’était une femme qui parlait de son expérience et des soins qu’elle faisait. Elle parlait notamment sur un point important qu’elle appelait les «formes-pensées». Ces dernières étant des accumulations d’énergie à cause de traumatismes, qui orbitent dans l’aura. Elle expliquait qu’on pouvait faire des «guérisons esseniennes» pour s’en débarasser.

Bon, mises à part toutes les choses assez douceureuses type «on est tous des êtres de lumière» et «on est tout amour au fond», etc… C’était assez pertinent. Sauf que sa théorie n’étant pas complète et sa connaissance plus théorique qu’appliquée, eh bien les gens se sont vite mis à poser des questions auxquelles elle ne pouvait pas répondre :

  • «Quid de l’inceste ? Comment enlever le trauma ?»
  • «Mais je me sens malheureuse maintenant alors pourquoi serais-je heureuse au fond ?»
  • «Qu’en est-il des souvenirs des traumas, je dois m’en souvenir pourtant avec tout ce que ça implique ?»
  • «Est-ce que je dois me souvenir de la situation ayant causé le trauma pour l’enlever ?»

La femme était de plus en plus dépassée, et les auditeurs questionneurs assez frustrés. Elle a pourtant donné des clefs, comme l’instant présent par exemple. Mais, le manque d’expérience lui empêchait d’avoir les réponses exactes.

Donc je vais tenter d’éclairer ces points selon mon expérience personnelle. Je vais essayer d’expliquer beaucoup de choses différentes sous une forme de synthèse.

Premièrement, oubliez tous les termes comme «essenien» La seule chose qui importe est ce qui se passe en vous. Car ici, justement, ce qui est déterminé comme «vous», est bien délimité. C’est le monde ici, le monde physique, où les choses sont le plus délimitées. Elle le sont tellement bien en fait, que deux choses tout à fait opposées peuvent être très proches l’une de l’autre sans problème. Dans les autres plan d’existence, ce n’est pas possible, les choses se trient automatiquement, tout décante (Attraction).

Tous les méthodes ne sont que des méthodes, elles visent à créer un résultat en vous. C’est seulement le résultat en vous qui compte. Et qui a le plus de contrôle sur vous ? C’est vous. Tous les maîtres ont dit de chercher en soi. C’est pour une raison. Alors pourquoi cherchez-vous dans les livres ? les conférences ? les «enseignants» ? C’est la seule chose à retenir. Vous êtes ce qu’il y a de plus important, cherchez seulement en vous (je vais détailler plus bas).

Donc vous êtes bien délimités, il y a ce qui se passe en vous et ce qui se passe dehors. Et, il faut chercher en vous, donc il faut chercher seulement dans ce qui se passe dedans.

Mais comment chercher en soi quand c’est le charivari à l’intérieur ? Par quel bout prendre les choses ?

C’est simple, il faut se concentrer, méditer avec une seule question en tête car ce qui est pénible c’est le mental. Vous gardez le même mental d’une vie sur l’autre. Donc au cours des vies, l’ayant chargé de millions de pensées, vous maintenez en place des millions de divisions. Donc vous diffusez votre énergie dans ces millions de pensées. Mais ces pensées se regroupent aussi en branches selon les situations, volontées, émotions auxquelles elles sont rattachées.

Donc vous n’avez pas besoin d’enlever, d’annuler et de vous souvenir de ces pensées. En fait, au présent vous sentez consciemment celles qui sont le plus importantes, vous ne sentez pas les autres car elles restent dans l’inconscient. Elles remonteront ensuite.

Donc par exemple, vous pouvez absolument tout seul enlever la colère qui subsiste d’une trahison vécue il y a cinq siècles. Même si vous ne vous souvenez pas de la vie antérieure et des circonstances. Il subsiste toujours en vous les réactions. Et c’est pour ça donc, que vous réagissez intensément à certaines situations. En vous subsistent vos réactions au passé et à chaque fois que les circonstances se reproduisent, l’intensité remonte (au moins partiellement) dans le conscient.

Mais vice versa, les circonstances se produisent en boucle parce que vous portez en vous les pensées les attirant (Attraction). Donc, à terme, vous n’avez pas le choix, vous devez lâcher, dissoudre ces réactions. Comme ces pensées s’agglutinent entre elles, elles forment des structures dans vos corps subtils. Mais ça, ce n’est pas réellement intéressant, car c’est seulement un effet. Si vous avez chaud, vous transpirez, mais vous savez que ce n’est pas en enlevant la sueur que vous aurez moins chaud au contraire. Il est contre-productif de vouloir changer son énergie sans changer son mental.

Le mental est en effet le créateur des corps énergétiques (en partie) et du corps physique. Plus généralement, le monde physique est issu du plan mental. C’est comme ça que les guérisons miraculeuses se produisent. Exemple dans les évangiles : une femme se dit : «si je touche le manteau de Jésus, alors je serai guérie». Elle conditionne son mental. Ensuite, elle touche le manteau de Jésus. Son mental déduit qu’elle est guérie. Elle guérit. Jésus se retourne et dit à la femme que sa foi l’a guérie. Il ne lui dit pas qu’il l’a guérie, ou que sa foi en lui l’a guérie. C’est la foi qu’elle a atteint seule qui l’a guérie. La foi, c’est le conditionnement du mental. C’est l’orientation du mental dans une seule direction, au moins pendant un temps court, de manière à ce que l’énergie aille dans cette direction.

L’énergie va là où va l’attention. Pour être plus exact, la seule énergie qui existe est simplement l’animation due à l’attention de l’esprit. Tout est créé par l’esprit car tout est imaginé. Donc plus l’esprit donne son attention à une chose, plus elle est animée, plus elle veut devenir «réelle».

Fondamentalement, c’est constamment répété dans la Bible, mais qui est invisible sans assez d’expérience directe, qui est la seule véritable connaissance.

Hébreux 11:3
C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles.
Hébreux 11:3

Le monde est formé par la parole de Dieu, veut dire : Dieu imagine le monde (comme s’il en contait l’histoire). Le réel est défini par ce qui est imaginé par Dieu. Tout est interaction avec ce qu’a défini Dieu comme objets et règles de fonctionnement.

Ésaïe 40:26
Levez vos yeux en haut, et regardez! Qui a créé ces choses? Qui fait marcher en ordre leur armée? Il les appelle toutes par leur nom; Par son grand pouvoir et par sa force puissante, Il n’en est pas une qui fasse défaut.

Tout est contenu dans l’Esprit de Dieu.

Actes 17:24
Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans des temples faits de main d’homme;

L’absolu Créateur ne peut pas habiter dans le relatif qui est imaginé, comme vous ne logez pas dans les images que vous imaginez. À l’inverse comme l’a expliqué Jésus, Dieu est en vous. Vous émanez de Lui et détenez le même caractère absolu, il faut que vous soyez infinis pour être conscients. Ce qui est fini est inconscient. Ce qui est infini est conscient. (Mais c’est un autre sujet.) De la même manière, l’avancement spirituel ne peut pas se trouver dans le créé mais dans le créateur, en vous.

Tout le monde est omniprésent, omniscient, omnipotent. Si vous ne l’étiez pas, il n’y aurait pas de télépathie, pas de miracles, pas de télékinésie, pas de bilocation, pas de lévitation et tous les autres trucs que font certains d’entre nous… Mais vous êtes entravés, vous avez créés les limitations qui vous gênent maintenant pour expérimenter ce que vous ne pouviez pas expérimenter autrement. Ces limitations sont programmées dans le mental.

Donc, l’important pour vous libérer est de conditionner le mental. Le retourner contre lui-même. Penser à une seule chose, une seule question durant la méditation est la solution, car l’attention devenant plus forte, le mental rejette tout le reste à l’arrière-plan. Et tout cède au mental conditionné, la foi déplace les montagnes. Le mental conditionné est calme, Lao-Tseu disait que l’univers entier cède à un esprit calme.

Conditionner le mental n’est pas réduire la personnalité ou étouffer l’être. Au contraire, le véritable être n’est pas dans le mental mais l’âme. En conséquence, alléger le mental ne réduit pas l’âme mais la laisse s’exprimer davantage.

Pour continuer dans la pratique, quand vous méditez, utilisez une question comme : «pourquoi suis-je en colère ?» et répétez-la mentalement jusqu’à temps qu’une réponse claire vienne. Mais ne laissez pas le mental raisonner, coupez-le à nouveau avec la question, jusqu’à temps qu’il ne reste que la question, autant de temps qu’il faut pour avoir la réponse. Souvent, vous obtiendrez une réponse comme «parce qu’on m’a volé(e)». Et si vous creusez, vous pourrez voir qu’on vous a volé votre cheval. Cela n’a aucun sens si vous n’avez jamais possédé de cheval, n’est-ce pas ? Pourtant, on vous a sans doute volé votre cheval, il y a 3500 ans. Et c’est toujours dans votre mental, qui essaie de résoudre le problème qu’il voit.

Dans les faits, la guérison débute souvent par l’enfance. Mais très vite, et selon l’ampleur du traumatisme, les choses de vies passées, de vies parallèles (incarnations simultanées sur d’autres mondes) et du temps entre les vies peuvent remonter.

En général, les traumatismes comportent du viol, inceste, famine, guerre, adultère, honte, pauvreté, débauche/dépravation, maladies, torture, trahison, duels, meurtre, exécution, emprisonnement, avidité, … Vous verrez qu’à chaque fois que vous retirerez un trauma, une grande partie de votre caractère actuel, de votre personnalité s’expliquera d’elle-même.

Pour lâcher prise réellement, le mieux est de vous concentrer sur les volontés qui subsistent, regardez en vous si vous cherchez à vous venger, à vous mettre en sécurité, à contrôler quelque chose dans le passé, à revivre quelque chose. C’est ce qui arrive aux fantômes, c’est pour ça qu’ils ne décollent pas de l’endroit où ils sont, leur mental les y maintient.

Quand vous avez identifié l’élan, la réaction qui subsiste, il suffit de ne plus chercher à la mettre en oeuvre, y réagir, la supprimer. Il ne faut plus chercher à rien y faire, c’est comme lâcher un objet. C’est ça la clef, on ne cherche pas à faire quoi que ce soit avec. Donner de l’attention c’est maintenir voire renforcer. Donc, il faut retirer son attention pour que la chose se dissolve. C’est le but de méthodes comme la méthode Sedona, Lefkoe, etc…

Toutes les choses négatives cherchent à se dissoudre d’elles-mêmes de toute façon, c’est nous qui les retenons en cherchant à en faire quelque chose depuis notre mental. Or, c’est ridicule puisque c’est dans le passé. C’est là où l’instant présent peut être utile pour dissoudre. À l’inverse, c’est là où est l’erreur aussi, vouloir supprimer le trauma qui ressurgit, ou le traiter, c’est chercher à interagir avec, donc le maintenir par son attention. Il faut d’ailleurs plus d’attention pour refouler que pour essayer de traiter.

Qui est le créateur du mental ? L’âme, le réel vous.

L’âme est inaltérable, elle peut être engluée sur une situation au travers du mental cependant. Elle y rajoute une intensité énorme, elle envoie encore plus d’attention dans le mental. Quand on relâche un traumatisme, alors l’âme est plus libre. L’âme s’entrave en retournant son omnipotence contre elle. Il faut faire le mouvement inverse. L’âme est toujours heureuse.

Je ne suis remonté dans les plans supérieurs qu’une seule fois. C’était l’année dernière. Je raconterai un jour, pour remettre en perspective une multitude de choses. Mais en une seule fois, j’ai vu à quel point notre état naturel est un état de joie sereine perpétuelle, et aussi à quel point les choses sont en réalité simples et bien faites. Et je sais qu’au fur et à mesure que l’on relâche le mental superflu, alors on est naturellement heureux. C’est pour ça que les maîtres ont tous expliqué qu’on est parfaitement heureux au fond. C’est toutefois inaccessible pour l’instant à la plupart d’entre nous.

Néanmoins, au fur et à mesure, on peut se libérer de plus en plus vite. Et tout ce qui nous semblait envahissant devient de moins en moins lourd. Et cela reste comme une pure information, mais sans émotions douloureuses. Il reste une sagesse, on ressent de l’empathie car on voit à quel point il est facile d’être captif des traumatismes par exemple.

Il y aurait bien d’autres choses à dire sur tout ça… mais la clé est nécessairement dans votre aptitude à chercher ce que vous êtes réellement.