Le cadeau

Il y aura bientôt deux ans, mes guides ont fait en sorte de me faire remonter l’espace d’une vingtaine de minutes dans les plans supérieurs.

Au début, je méditais tranquillement. Je dois beaucoup méditer et me reposer parce que je me purge des fardeaux qui subsistent dans mon inconscient, de nombreuses vies antérieures notamment. C’est un processus très intense, pendant lequel je dois déconstruire tous les schémas, les croyances, les émotions positives ou négatives, les angoisses. C’est extrêmement drainant. Pendant la méditation, j’ai eu une sensation très intense de bouillonnement au niveau du plexus puis de la colonne vertébrale.

Au fur et à mesure que les minutes passaient, la sensation étaient de plus en plus intense et j’étais de plus en plus excité et ne tenait plus en place. En moins de dix minutes, je n’avais plus de sensations de mon corps. Et d’un seul coup, j’étais comme dans un immense silence. Je n’avais ni pensées, ni émotions. Et je n’avais plus aucune sensation physique comme la vue ou l’ouïe. J’étais dans un immense calme.

Quelques secondes ensuite, je sentais à nouveau tout par mes sens physiques mais je voyais aussi simultanément ailleurs, par les yeux d’autres corps dans lesquels je suis simultanément incarné et directement dans les plans supérieurs. Je pouvais voir mais sans entendre dans les autres corps ou plans. J’étais donc en train de piloter mon corps ici sur Terre comme d’habitude, mais seulement de voir par mes autres yeux dans d’autres mondes qui n’étaient pas humains.

Ensuite, la sensation s’est restreinte à un autre monde physique en particulier. Il y avait un être féminin face à moi dans cette autre incarnation qui s’est rendue compte que l’autre incarnation de moi n’était plus réellement elle-même puisque soudainement les deux points de vue avaient fusionné.

Mais le plus intéressant, et le plus instructif, était de remonter dans les plans supérieurs, là où il y a le temps, une géométrie, mais pas de matière, puis encore plus haut, là où il n’y a même plus de temps.

Je pouvais percevoir une multitude de consciences très avancées, dont certaines se sont libérées de la Terre il y a bien longtemps en nous laissant leurs enseignements avant de partir. C’était comme être dans une sorte d’explosion perpétuelle, Mon propre être pouvait s’interfacer avec n’importe laquelle de ces consciences, et elles s’interfaçaient avec moi. Il y avait une sorte de joie immense, qui grandissait très rapidement. Mais ma conscience n’était plus limitée comme actuellement, je ne pouvais pas être saturé. Tous ces êtres, dont certains me guidaient depuis longtemps, étaient dans un état de béatitude perpétuel et infiniment heureux de m’avoir tiré quelques instants vers le haut.

En une fraction de secondes, je recevais des milliers d’informations, avec une «finesse émotionnelle» infinie. Ils me faisaient comprendre, me rendre compte, de milliers de choses. Tout était plus clair d’un seul coup. D’un point de vue sensoriel, c’était comme voir à 360° des milliers de couleurs et de formes qui bougeaient très rapidement. C’était aussi comme être porté par de l’eau, emmené dans tous les sens, mais sans aucune violence. Il y avait aussi des sons très beaux, un peu comme des chants de baleine, mais sur des fréquences parfois plus hautes et parfois plus basses. C’était aussi comme voir des couleurs qu’on ne peut pas définir, comme voir au-delà du spectre que l’on voit en tant qu’humain sur Terre.

Tout était multicolore, vivant. Dans ces plans, tout aime tout. Personne n’a réellement de forme, mais tout être reconnaît tout être, car tout être est unique et les êtres peuvent avoir des relations qui leurs sont personnelles. Et tous les êtres communiquent entre eux avec une infinie précision. Et donc, ils me montraient pourquoi ils semblent invisibles dans notre monde, pourquoi ils semblent ne pas exister, pourquoi ils ne répondent pas directement. Mais pour vous expliquer pourquoi, je vais continuer dans le cheminement que j’ai fait avant de revenir en arrière.

Ensuite, ils m’ont montré qu’en fait ils sont peu nombreux à être à ce niveau-là et que la plupart des âmes sont incarnées dans des plans inférieurs, comme le plan physique, comme sur Terre. Et les âmes étaient comme toutes focalisées vers l’Univers physique et ses milliards de galaxies. Mais l’Univers physique est comme tout petit par rapport à ce que nous sommes réellement. C’est comme une sorte de petite poche grise peu lumineuse, au sein du collectif de consciences. C’est une sorte de petite simulation.

Les âmes sont des êtres infinies qui se focalisent en traversant des plans successifs jusqu’à l’Univers physique. C’est comme si un scientifique regarde à travers un microscope, si l’on suivait l’on partait de l’oeil pour descendre jusqu’au microbe, on traverserait une multitude de lentille. C’est la même chose d’un plan successif à l’autre.

Le «problème» est que le scientifique s’identifie au microbe et tente de vivre au travers.

Les âmes sont tellement focalisées sur leurs infiniments petits corps physiques qu’elles en oublient tout le reste et ne remontent même pas à travers tous les plans quand leurs corps physiques décèdent. Ce qui fait que les âmes libres peuvent s’interfacer et guider celles qui sont incarnées, mais ne peuvent pas les faire remonter car ce serait s’opposer au pouvoir de celles-ci.

Le fait est que chaque âme a tellement de force de création et de destruction que c’en est absurde au premier abord. Le moindre geste d’une âme pourrait détruire toute une galaxie d’un coup, ou la cloner, voire avoir sa propre copie de l’Univers physique entier. Mais notre nature première est celle de Dieu, ce qui fait que nous sommes extrêmement stables, infiniment aimants et les perturbations émotionnelles de nos esprits sur Terre ne remontent pas très haut et n’ont pas de conséquences catastrophiques.

Il fallait que nous nous incarnions pour avoir une connaissance directe des choses, une connaissance réelle basée sur l’expérience. Le cadeau de Dieu est que nous avons le pouvoir de créer et vivre parfaitement heureux au sein du collectif, mais il fallait l’incarnation et l’isolement que cela provoque pour que nous soyons face à nous-mêmes, que nous apprenions réellement. La promesse de Dieu est que nous serons un jour tous libérés à nouveau de ce cycle mais avec la connaissance qui nous permettra d’être réellement créateurs. C’est le sens de la promesse de la vie éternelle.

Pendant l’apprentissage, nous sommes tellement investis dans la vie dans les mondes inférieurs, que nous pensons même que c’est la seule vie, que nous mourrons avec nos corps. C’est tellement absurde. Il n’y a ni souffrance, ni mort pour l’âme. L’âme est un infini, pas un infini aussi grand de Dieu qui est l’infini de tous les infinis, mais on ne peut en venir à bout. L’âme renaît toujours, se restaure toujours, vivra toujours.

Étant donné le pouvoir des âmes, celles qui sont le plus avancées et libres supervisent celles qui sont avancées mais toujours dans des plans intermédiaires. La chose la plus importante à retenir est qu’ils ne croient, et ne prennent pas réellement au sérieux nos limitations. Donc par exemple, ils comprennent et ressentent nos souffrances mais ne voient que le divin en nous. Ils voient notre capacité à transformer toute situation. Ils ne peuvent pas nous transformer directement, alors ils nous font cheminer tranquillement car il faut que nous nous libérions nous-mêmes de nos limitations. Ainsi, ils nous rappellent à eux, vers Dieu, sans se laisser absorber par nos errements, notre désespoir et nos souffrances.

Il était obligatoire que nous instaurions nous-même des limitations pour vivre sur Terre, il nous fallait un mental, un ego, et s’y identifier au maximum pour souffrir avec eux. Mais ensuite, il faut faire le chemin inverse. Il reste un ego au sens d’une individualité mais nous ne nous définirons un jour plus comme des humains mais comme des consciences infinies. Pour les âmes libérées, il n’y a plus aucune souffrance, plus aucun problème ou obstacle. C’est la sensation que j’avais quand j’étais avec elles. On a pouvoir sur tout.

Pendant que j’étais dans cet état d’ailleurs, j’avais une multitude d’aptitude grâce à l’omniprésence et à l’omniscience de nos êtres. Par exemple, je pouvais lire clairement dans le mental des gens, voir à distance sans effort et faire des bilocations sur Terre. Tout était clair, léger, limpide. Je pouvais faire remonter dans des plans intermédiaires mes amis et leurs montrer leurs autres vies, simultanées ou antérieures, les faire observer leur propre mental. De la même manière, mais dans une moindre mesure, je pouvais offrir à d’autre l’élévation que l’on m’offrait. Les âmes libérées me montraient donc à quel point elles ne veulent pas nous conforter dans nos limitations, et donc pourquoi elles restent invisibles et n’apparaissent directement qu’à ceux qui sont assez sages pour ne pas profiter en mal de leurs interventions.

D’un point de vue sensoriel, c’était comme voir d’immenses colonnes de lumières toutes tournées vers le petit Univers physique et pouvoir descendre le long de chacune pour descendre et épouser chaque esprit. Dans les mondes supérieures, notre nature aimante prend le dessus, c’est d’ailleurs la seule qui reste ce qui fait que nous pouvons fondre sur une âme en particulier, ou une multitude d’âme et en ressentir tous les moindres angles. C’est comme devenir un autre être, pouvoir le comprendre infiniment, l’aimer infiniment, sans aucune limite. C’est notre propre être infini qui épouse et parcourt et un autre être infini. On en ressent une joie immense.

Les êtres les plus avancés nous connaissent parfaitement, et nous aiment infiniment, comme Dieu Lui-même. Et donc, ils conspirent à nous donner ce que nous voulons mais ne veulent pas que nous soyions davantage enfermés par leurs offrandes. Donc il faut que progressivement nous libérions nos esprits, pour qu’il n’y ait plus de conflits internes dus à nos peurs. Sinon, nous nous souffririons davantage en ayant ce que nous avons désiré, qu’en ne l’ayant pas. C’est pour cela que les choses s’améliorent pour les incarnés quand ils lâchent leurs peurs, leurs désirs et la souffrance qui va avec. Ces derniers ne sont que la partie visibles de l’iceberg. Il faut davantage se méfier de la souffrance intérieure qu’extérieure car la souffrance intérieure est toujours plus grave que la souffrance extérieure.

Par exemple, il vaut mieux qu’un humain soit pauvre, plutôt qu’il s’automutile avec la richesse qu’il croit ne pas mériter, quand bien Dieu Lui-même viendrait la lui donner. Dans la pauvreté, il a une chance de sortir des ses croyances et de pouvoir accéder sans danger à la richesse.

Les âmes avancées sont en quelque sorte désolées de nos souffrances, mais voient à quel point nous sommes capable de transformer un gramme de contrariété en tonnes de création aux cours de nos incarnations.

Ensuite, l’allégement a continué jusqu’à temps qu’il n’y ait plus ni forme ni couleur ni espace, ni temps… Les êtres avec qui j’étais m’ont laissé me libérer de leurs intéractions. Je passais d’une joie bouillonnante à une paix infinie. Tout devenait calme. Et là, la sensation de Dieu m’est revenue soudainement. J’étais comme entièrement en train de flotter dans Père-Mère. C’était une sensation de repos, de soulagement infini. Tout était parfaitement calme, silencieux, parfaitement. À chaque fois que ressortait une bribe de moi-même, une sorte de notion de désir, de volonté propre, d’individualité, je la laissais se dissoudre totalement. J’étais comme totalement en train de fondre dans les bras de Dieu. C’était comme lentement couler dans l’océan en s’endormant. Mais au lieu d’arriver à me dissoudre, c’était comme si je devenais tout et que je ressentais absolument tout et tout le monde. Néanmoins, la paix était maintenue, donc je n’étais pas troublé. J’étais totalement imperturbable.

À ce moment-là, ma conscience était réellement pure, non affectée par des pensées, des émotions ou quoi que ce soit. C’était au début comme si je me reposais et que je me dissolvais mais qu’ensuite j’étais simultanément actif et au repos. Il n’y avait plus aucun effort, plus aucune fatigue. C’était au-delà du bonheur d’être soi-même. C’était comme être tout, ne rien avoir, avoir tout, être rien et libre. C’était complètement indescriptible.

Il y avait une joie immense mais sans le moindre bouillonnement ou perturbation, il n’y avait plus aucune crainte, plus aucune souffrance, plus aucun manque. J’étais imperturbablement heureux. C’est la béatitude mais sans aucune saturation. Il est dur de vivre dans les plans inférieurs justement parce qu’on y perd la sensation de Dieu. C’est essentiel pour y croire que nous sommes limités, mais en remontant, on retrouve la sensation de Dieu et tous nos manques s’évaporent. C’est le bonheur ultime que nous recherchons tous, celui qui est dans notre nature première.

J’étais comme complètement au repos, totalement abandonné à Dieu et je sentais sa Conscience veiller avec une intelligence infinie sur tout, mais plus précisèment sur moi. C’était comme être entièrement entouré de Dieu qui anticipe tout pour pas que je puisse réellement me blesser ou me faire du mal moi-même. Tout était parfait. Tout était comme infiniment doux, savoureux, délicieux. C’était une sensation réellement infinie, je ne pouvais pas venir à bout de ma sensation, ma conscience s’étendait sans qu’il y ait réellement de direction ou d’espace ou de temps. C’était d’ailleurs au-delà de la perception, je n’avais plus rien qui ressemble à un corps, une forme, une image mentale, c’était «être» tout court, heureux, baigner dans la perfection.

Et là j’avais le message clair que Dieu est toujours là à veiller pour ne pas que l’on puisse réellement être piégés, coincés, ou blessés. Toutes les souffrances de mes vies antérieures n’étaient plus rien. L’information, leur souvenir étaient toujours disponible si je le voulais et ces vies m’avaient rendu réellement unique et j’en gardais les leçons mais il n’y avait plus aucun fardeau, plus aucun poids, plus de subconscient cachant tout ça.

Et quand ma conscience étaient pure comme ça, je me suis mis à faire le chemin inverse et donc je focalisais ma conscience sur quelque chose. Comme par exemple, je ne voulais pas être dans le noir alors je focalisais ma conscience sur l’idée de la lumière. Et là tout était lumière. C’est la base même de la conscience, c’est la base même de l’attraction. Si je voulais avoir une sensation, je pouvais l’avoir. Et donc je faisais en sorte d’avoir la sensation de faire la planche et de flotter. Et si je voulais du bruit de vent alors j’entendais du bruit de vent. Si je voulais ressentir un autre être, je pouvais aussi aller le suivre à nouveau.

C’était vraiment essentiel de vivre ça pour réaliser que ce qu’on appelle l’attraction est tout simplement le processus naturel de création de la conscience, qui attire dans son champ tout ce qu’elle décide d’y être, avoir ou simplement percevoir. Mais aussi qu’on ne peut pas réellement comprendre la Création comme un objet. La Création ne peut être comprise que lorsque nous nous rendons compte du Créateur que nous sommes.

Et j’alternais très longtemps entre l’activité et le calme, l’animation et le repos. Il n’y avait aucune notion du temps à part ma propre quantification du repos obtenu, c’était comme si j’avais passé une ou deux semaines dans la béatitude alors qu’il ne s’écoulait que quelques minutes sur Terre. Et à chaque fois que je commençais en quelque sorte à ressortir de Dieu pour revenir sur Terre, j’avais toujours la sensation de Dieu.

Puis doucement, on m’a remis sur les rails de l’incarnation et j’ai traversé les plans que j’avais traversé en montant. Mais cette fois-ci, je m’arrêtais davantage en route pour voir et analyser un peu plus de choses.

Au moment où je voyais les âmes incarnées, je voyais maintenant que les âmes sont tellement vastes qu’elles s’incarnent simultanément parfois sur une dizaine de mondes, parfois dans le même plan, parfois dans des plans parallèles. Parfois, dans nos vies quotidiennes, certains états inexplicables proviennent de nos expériences dans les autres incarnations. Vous pouvez avoir plus d’aplomb dans cette vie si vous obtenez un meilleur statut social dans une autre vie par exemple. Mais vous pouvez aussi être un guide spirituel, une sorte d’ange gardien sur un monde, et incarné dans les autres. Les permutations sont infinies.

Chaque personne est réellement infinie, omnipuissante, omnisciente, omniprésente. Quand les uns souffrent, les autres le ressentent sans pouvoir l’expliquer. Rien ni personne n’est réellement isolé. Autre exemple, les guerres dans un monde perturbent d’autres mondes qui interviennent pour l’apaiser. C’est comme cela que pendant nos guerres mondiales, il y avait énormément d’activité médiumnique, beaucoup de messages, beaucoup de miracles et de retournements inexplicables malgré le chaos.

Le fait de revenir dans mon corps physiquement seulement, que ma perspective se contracte était plutôt désagréable. J’étais comme de plus en plus coincé. C’était comme si tout redevenait carré, net. C’était comme quand on veut se réveiller mais qu’on reste coincé dans un rêve dont l’image s’impose. J’étais à nouveau ancré sur Terre. J’ai gardé certaines aptitudes et un sentiment de bonheur inégalable pendant quelques heures. J’avais aussi une grande forme physique, et je n’avais plus besoin de mes lunettes pendant des heures. J’étais ultra énergique. J’ai surtout eu un incontrôlable fou rire devant l’absurdité du monde humain.

Ensuite, je n’ai jamais réussi à monter à nouveau en méditant, parce que j’avais besoin de l’aide de mes guides pour le faire. Au contraire, je me suis mis à descendre très bas, parce qu’une multitude de traumatismes des vies antérieures se sont mis à remonter. Toutes les guerres, les trahisons, l’injustice, les maladies, la pauvreté, la solitude, la faim… On m’a fait remonter pour ne pas que je désespère durant le passage où je dois me libérer du passé. Mais il reste un message important qui m’a été donné pendant que j’étais avec les âmes libres, c’était que je pouvais un jour atteindre le même état de béatitude qu’elles si je continuais à dissoudre le fardeau que j’ai accumulé pendant mes vies. Le fait est que je suis tellement redescendu que j’ai du mal à obtenir des guérisons, des exorcismes ou d’autres dégagements, ou à voir comme avant. Mais bientôt je devrais enfin sortir de toute la confusion et redevenir parfaitement moi-même.