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Le « flow » (partie III)

Pour clore la série d’articles sur le flow, je vais parler d’un fait important. En fait, vous pouvez trouver de nombreuses approches différentes pour comprendre cette impression de fluidité. Mais au fond, il y a un processus important à saisir.

La plupart des gens recherchent cet état d’aisance mais ils ne mettent pas en oeuvre le bon parcours. La plupart des activités sont en fait une recherche de cet état. Dans le cinéma, le sport extrême, les romans, toutes sortes d’activités servent en fait à trouver un reflet du flow. C’est plutôt une sensation qui est recherchée. Les gens ne regardent pas une série télévisée parce qu’ils aiment l’histoire, ils aiment la sensation qu’ils ont quand ils regardent. Ils aiment voir de l’aventure, de l’esprit d’équipe, des conflits, de l’action, etc. C’est pour cela que ce n’est pas immédiatement gênant qu’une série soit en fait une perte de temps puisqu’en fait, le temps passé à ressentir une sensation qu’on cherche à mieux identifier n’apparaît pas comme une perte. C’est cela qui fait que beaucoup de gens ont l’habitude de perdre du temps ainsi, ils recherchent au mauvais endroit l’alignement et trouvent un substitut satisfaisant.

Quand le flow est atteint, l’idée de temps ne compte plus puisque la productivité est décuplé et la fatigue disparaît. C’est la même chose que quand on a un passe-temps « inutile » au sens où la vacuité mentale qui en résulte produit un résultat similaire. La différence cependant est que cela ne mène à rien. Non seulement, vous n’avez pas découvert vraiment ce que vous voulez mais en plus vous avez perdu du temps et la situation peut empirer. Au fond, l’impression de facilité qui se dégage de beaucoup d’habitudes proches du flow rend celles-ci très addictives.

Il y a un processus important qui se cache derrière et qui peut être utilisé de manière beaucoup plus intéressante. En fait, votre conscience cherche à clarifier vos désirs. Vous utilisez le contraste pour le faire. Toutes les informations que vous collectez à l’extérieur (télé, livres, activités, etc) vous font ressentir quelque chose en fonction de votre volonté cachée. En d’autres termes, vous recherchez tout ce qui ressemble à ce que vous voulez vraiment vivre et dans une plus large mesure tout ce qui peut vous aider à mieux cerner ce voeu, même si cela doit être en percevant l’opposé de ce que vous voulez.

Il est possible de le faire plus efficacement. Tous les jours, votre esprit conscient essaie de traduire une partie de cette volonté. Vous ne pourriez pas vivre en permanence dans le flow parce que vous avez besoin de continuer à traduire cette volonté. Pour le faire, il suffit d’écrire, de faire le point, d’avoir une recherche active. Vous pourriez simplement passer 20 minutes par jour à écrire/méditer/planifier/organiser. Avec cette approche, il s’agit de construire l’état d’esprit qui mène à la productivité en cherchant à identifier ce que l’on désire vraiment accomplir. Certains sont dans cet état d’esprit environ une heure puis replongent immédiatement dans leurs habitudes improductives.

A partir du moment où vous atteignez cet état, il ne faut pas diluer son esprit avec des recherches inutiles. A terme, vous allez véritablement identifier ce qu’il y a d’important, utiliser une méthode écrite ou méditative ne vous sert qu’à identifier cette volonté. Cela est constant, tous les jours votre esprit cherche à se redéfinir. Plus que la volonté, il s’agit vraiment de comprendre son cheminement. 

Quasiment toutes les nuits, votre esprit voyage dans un plan de conscience parallèle ou dans les sous-plans intermédiaires. Il est donc normal que quasiment tous les jours, votre esprit cherche à digérer de nouveaux paramètres. L’alignement est au plus fort quand vous suivez directement les instructions de votre âme. C’est ainsi que certaines personnes se retrouvent à faire des choses qu’elles pensaient trop en dehors de leur zone de confort avec beaucoup d’aisance. En fait, comme vous planifiez la majeure partie de votre vie avant l’incarnation, la partie supérieure de vous-même, votre âme ou hyperconscience vous dirige. Quand elle le fait, elle agit apparemment comme un être séparé de vous. S’aligner, entrer dans le flow, c’est laisser ce processus se faire.

Cela va plus loin que d’être dans l’instant présent, cesser de se battre, c’est quelque part laisser l’esprit remonter à la surface. Plutôt que de faire le poisson mort, on peut nager. On peut volontairement aider l’esprit à traduire la volonté de l’âme. C’est sans fin tout en restant plaisant car la fluidité revient. C’est ainsi que les gens qui écrivent leur journal ont toujours des choses à écrire dedans. Ils traduisent une chose, en apprenne une autre, en réalise une autre, ils reconstituent le puzzle.

Certains disent que la meilleure éducation s’est faite elle-même, et c’est ce que fait l’être quand il pousse sa composante terrestre à décortiquer, analyser pour cerner sa propre volonté. Il ne faut tout simplement pas remplacer ce processus par des activités similaires mais inutiles.

Le « flow » (partie I)

Il y a un concept très new-age que je trouve particulièrement pertinent, c’est celui du « flow ». Le flow est l’état dans lequel vous êtes simultanément : concentré, productif, détendu, apaisé, confiants, etc… Ainsi, c’est un peu la somme de tout ce qu’il fait bon d’être tout en restant productifs. D’autre part, c’est aussi la configuration dans laquelle les choses parviennent à vous sans effort disproportionné, l’état dans lequel faire est aisé et où les choses semblent coopératives avec vous. En fait, c’est que personnellement j’appelle l’alignement.

Il est intéressant de voir que la majorité des anciennes civilisations considérait l’Univers comme un tout, une sorte d’immense système d’engrenages qui vont soit trop vite pour nous, soit trop lentement, qui peuvent nous écraser ou nous desservir. Dans ces cultures, tout le monde était à l’affût des signes pour mieux s’insérer dans les cycles universels.

Inversement, de nos jours, tout rentre bien dans des cycles mais ceux-ci sont séparés de la conscience, ils sont considérés comme mécaniques, automatiques. Il n’y a qu’une théorie qui commence à faire le lien entre la conscience (et notamment la Conscience Universelle) avec le déroulement du quotidien : la théorie quantique. Toutefois, en ce qui me concerne, je ne me reposerais pas sur celle-ci car elle est si balbutiante qu’on peut y démontrer finalement un peu tout et son contraire d’autant plus qu’il est expérimentalement très difficile de valider une sous-théorie dans ce champ de la physique. Il y a beaucoup d’expériences qui montrent l’influence des émotions sur l’eau ou les cristaux, ou même la télépathie mais elles ne sont pas suffisantes du tout pour décrire le fonctionnement réel de l’Univers.

Néanmoins, vous disposez de la clarté nécessaire pour vous aligner. Et que vous le sachiez ou non, en permanence l’Univers garde un oeil sur vous. En fait, il est clair pour moi que toutes les choses sont connectées. C’est ultra net à mes yeux puisque je m’en sers quotidiennement. C’est ce qui me permet de rester toujours détendu, de recevoir sans fatigue disproportionnée tout ce que je demande, de recevoir toutes les idées dont j’ai besoin, de recevoir toutes les opportunités au bon moment. Bien sûr, j’ai aussi des « désalignements », notamment vis-à-vis de l’usage du temps.

Cette efficacité est accessible à tout le monde parce que la Conscience imprègne toutes choses, des plus laides aux plus belles. Finalement, beaucoup de gens recherchent la Sagesse alors qu’ils baignent dedans. C’est leur recherche qui bloque la manifestation de l’Harmonie.

Pour s’aligner véritablement, il faut abandonner la lutte. Cela va à l’encontre de tout ce qu’on nous enseigne puisqu’on nous apprend à insister. En fait, il faut laisser couler, une toute petite seconde au moins. Il faut se recueillir une toute petite seconde pour relâcher le mental. Vous sortez régulièrement de piste, ça fait partie du jeu. Simplement, si vous ne prenez pas le temps de remettre vos chaussures, vous restez à côtés de vos pompes. Il s’agit tout bêtement de remettre à zéro l’esprit. Cela s’apprend. Quand une tâche génère de la confusion, il ne vous faut que le temps de dire : « mon esprit se vide » pour qu’immédiatement il se vide. En relâchant un petit instant la pression, vous avez la possibilité de reprendre votre rythme normal de fonctionnement, de vous aligner.

Cela peut paraître vague, mais pourtant vous connaissez sans doute cet état d’alignement. Il vous est sans doute déjà arrivé de vous concentrer sur une tâche jusqu’au point où le reste s’évanouit. Ce mode de fonctionnement est très opposé avec le mode primaire de l’égo qui cherche à tout voir, à tout contrôle, à tout anticiper. C’est un énorme générateur de stress parce que vous ne pouvez pas y arriver. Vous n’êtes pas faits pour cela. Vous êtes focalisés dans la matière, vous n’avez pas de perspective suffisante. Vous pouvez seulement ressentir les signaux émotionnels de votre hyperconscience, de la partie supérieure de l’être.

Vous ne savez pas si vous aurez droit à une série de feux verts en prenant le volant, il y aura sans doute des feux rouges. C’est exactement la même chose dans le reste de vos activités mais plutôt que de voir des feux, vous ressentez des émotions. Plutôt que de vous inclure dans la circulation, vous profitez des cycles universels. Vous savez intuitivement quand vous allez trop loin, trop fort, vous êtes dotés de la capacité de le savoir. Vous êtes naturellement connectés. Si vous ne le ressentez pas, c’est que vous avez un énorme travail de lâcher-prise à faire. Voudriez-vous griller un feu rouge ? Non.

Si la partie terrestre de votre être est mal à l’aise, c’est parce qu’elle outrepasse ses fonctions. Elle ne devrait pas être en difficulté si elle n’allait pas plus loin qu’elle le devrait. Bien sûr, vous serez toujours actifs mais les choses n’ont pas à être difficile. Personnellement, je me demande comment j’ai pu vivre en désalignement. Je gaspillais beaucoup d’énergie : soit j’enfonçais les portes ouvertes, soit j’essayais de pousser les murs. C’était stressant, inutile. Maintenant, si je cherche quelque chose, je n’ai pas à forcer. C’est la chose qui me cherche ! Je fais les démarches mais je fais les bonnes. Du premier coup, j’obtiens. C’est assez rigolo de voir la panique autour de moi dans le même genre de situation. Tout le monde stresse, je suis relax. Au pire, je m’ennuie, ça j’admets que ma nature impatiente me décroche et m’empêche souvent de profiter du présent.

Pas trop vite, pas trop fort. On a tendance à tenter de tout cadrer, à tout vouloir quantifier. On ne peut pas. Et justement, quand une personne n’agit pas en alignement. Elle décroche totalement. Elle pense être plus productive, elle se plante. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle consomme plus d’énergie psychique qu’elle n’en draine véritablement. C’est pour ça que la première pensée qu’ont la majorité des gens lorsqu’on leur parle de lâcher-prise est le ramollissement total. Au fond, ils en ont besoin. Ils se sont tellement usés, qu’ils s’épuisent et donc le seul moyen de revenir à la normale est d’entrer en léthargie (souvent devant une série pourrie à la télé). Ils veulent gérer leur sommeil, le faire passer de 8h en se levant fatigué à 6h en se levant en pleine forme. C’est impossible, ils ne sont pas alignés. Ils ne dorment pas quand ils en ont besoin, ils ne mangent pas quand ils en ont besoin. Ils ne sont pas dans le flow.

Si on vit longtemps complètement désaligné comme ça, dès qu’on lâche-prise on devient inactif parce qu’on a tellement tiré sur la corde que l’équilibre doit revenir et qu’il faut un peu de temps, qu’on oscille entre deux états. Mais au fond, on préfèrerait évidemment employer tout son temps à des activités significatives, ne pas avoir besoin de se reposer, d’avoir de l’épuisement. C’est aussi un signe de désalignement. Si on est alignés avec la Source, alors on est actifs, très actifs, très créatifs. Toutefois, on ne peut pas lutter, on ne peut pas forcer les choses. Vous le ressentez dans la procrastination. Lorsque vous vous poussez à travailler, vous finissez par trouver autre chose à faire. Cela peut être deux choses : soit vous ne devez pas faire la chose et vous tendez naturellement à faire ce qu’au fond de vous vous savez devoir accomplir à la place, soit vous êtes tellement déphasés que vous n’avez pas l’énergie de le faire. C’est pénible. Si vous continuez de forcer, vous continuez de sortir des clous, si vous laissez tomber, vous culpabiliser. C’est à ce moment-là qu’il faut lâcher prise, cesser de lutter, cesser de se blâmer. Vous vous sentez si mal à ce moment-là, que faire de plus que de se purger de l’émotion ? Il n’y a qu’en laissant couler que vous allez créer une fenêtre de temps pour vous remettre à la tâche de vous-même.

Vous ne pouvez pas continuer d’avoir ces émotions pénibles et arriver à vous aligner. Certains pensent qu’ils doivent réduire leur temps de sommeil ou de loisir pour accomplir un projet qui leur tient à coeur. C’est encore une fois du contrôle, ce genre d’approche provient de l’égo, de la partie qui cherche à contrôler, maîtriser. Si vous pouviez tout simplement passer un peu plus de temps à ce projet qui vous fait tant plaisir, vous dormiriez moins. C’est exactement l’inverse en fait. Vous faîtes ce que votre âme demande, vous recevez l’énergie qui provient de la pleine coopération des différentes composantes de l’être et donc vous êtes moins fatigués. Vous serez moins fatigués après avoir travaillé qu’avant parce que vous serez en état d’alignement.

Il y a un travail d’acceptation à faire peut-être. En tout cas, il est nécessaire de se libérer du besoin de contrôle. Même si vous intégrez intellectuellement parlant ce que j’écris, vous ne l’assimilerez qu’au bout de longs mois voire années dans votre fonctionnement émotionnel.

A suivre…